Naviguer dans les Marquises

Raie manta

Naviguer dans les Marquises

 

Nous sommes arrivés depuis les Galápagos directement à Nuku Hiva, dans la baie de Taihoe.

 

Après quelques cinq jours nécessaires pour refaire surface après 15 jours de mer, réapprovisionner après les fêtes pascales, remettre une balancine, nettoyer le bateau et visiter l’île en voiture de location, nous avions promis à nos épouses de nous retrouver tous à Hiva Oa.
 

Pourquoi cette île ? Parce qu’à l’origine le rallye GLYWO avait prévu cette escale, avant que sous prétexte de Covid, l’on n’autorise l’accès aux Marquises que par Nuku Hiva, et ce alors que des réservations d’hôtel avaient déjà été faites par nos quatre épouses à Hiva Oa pour deux nuits.

Et que lors de la planification, nous n’étions pas certains d’être aussi rapides dans cette traversée du Pacifique et que l’on ne voulait pas prendre le risque que nous ne soyons pas encore arrivés au but et que nos épouses soient homeless.

Donc on avait prévu d’être au plus tard le 20 à Hiva Oa. Le GLYWO avait prévu une fête à Nuku Hiva le 19 au soir. Qu’à cela ne tienne, l’on irait à la fête et l’on partirait ensuite pour naviguer de nuit, la distance à parcourir étant de 95 NM.

Soirée pizza, dans le seul restaurant ouvert sur Nuku Hiva. Tous les participants du GLYWO sont arrivés, certains encore la veille ou le matin même. Nous avons décidé de partir en cours de soirée et d’appareiller à dix heures du soir. En fait, on quittera la baie à 21.30. Efficaces et impatients de rallier le lieu des retrouvailles matrimoniales.

 

Hélas, le vent apparaît bien plus contraire qu’indiqué et espéré.

 

L’on pensait arriver en un bord. Il faudra remonter davantage contre le vent. Au matin du 20 avril, l’on s’est bien rapproché, mais le vent est monté en force et notre catamaran ne remonte pas comme un monocoque de course contre le vent. Donc, vers 11.00, nous mettons un moteur, puis les deux, pour affronter le canal de Bordeaux (?!). C’est un goulet séparant les îles de Hiva Oa de Tahuata, dans lequel vent et courants s’engouffrent pour nous rendre le passage plus difficile. Il nous faut longer la côte de Hiva Oa pour remonter mieux contre moins de vagues et de courant. En haut de ce canal, vers 16.45, nous pouvons obliquer à 90 degrés plein Nord pour rejoindre la ville de Atuona et son étroit port dans une baie abritée, encaissée et disposant de peu de places de mouillage.

 

Il nous faut ancrer à l’avant et à l’arrière, manœuvre dont nous ne sommes guère coutumiers. Et ce, sans précipitation, malgré les quatre silhouettes qui s’impatientent sur le quai.

 

Nous voilà, enfin ancrés de manière satisfaisante, proches d’autres voiliers, et plutôt heureux de mettre notre dinghy à l’eau. Il va falloir se montrer à la hauteur des attentes alors que nous n’avons que fort peu dormi, dans une mer creusée contre la vague et dans des airs bien présents.

 

Mais c’est doux de trouver ma mie, après six semaines de séparation.

 

Fabienne vous racontera Hiva Oa, nos retrouvailles et notre visite guidée du 20 au 22 avril.

 

Quelques mots sur un membre pilier de l’équipage qui nous quitte ce 20 avril, après avoir navigué sur le Crazy Flavour de Panama jusqu’à Hiva OA, Patrick.

 

Homme de radio, Patrick Nussbaum n’en a pas moins une très belle plume. En témoignent les mots forts qu’il nous a laissés dans le livre de bord, qui m’ont touchés. Je ne m’étais pas vraiment rendu compte de ce que ces 3000 NM signifiaient pour lui, avant de le lire.

 

Patrick, c’est une très belle énergie permanente, que ce soit dans l’animation de discussions, bi ou multilatérales, dans la quête de l’information, où qu’elle se trouve, et dans le plaisir de donner des appellations diverses à ceux qui nous entourent. Comme s’il fallait coder par des pseudonymes tout ceux que qu’il vise au détour d’une phrase.

Autre anecdote,  Patrick aime lire en mangeant. A moins que ce ne soit le contraire…Ne pas chercher à contester, j’ai les photos…que je ne publie pas en l’état. 

 

Grande culture, amour infini du verbe et, en particulier, pour les paroles du grand Jacques, enseveli ici, aux Marquises, il n’en fallait pas moins pour nous permettre de nous préparer à atterrir dans ces îles à part.

 

Merci Patrick, tu as su ajouter ton entrain et ton enthousiasme à ce passage, de même que tes réflexions fort à propos sur l’état de notre monde qui te passionne tant. Je gage que ton retour à la civilisation, notamment celle de l’information accessible en tout temps sur ton portable, véritable extension de toi-même, va te procurer un certain soulagement. Et, «en même temps», comme le dit ton cher ennemi favori, juste réélu, le grand large te manquera sans doute, mais tu sauras y revenir. Il n’y a pas de souci, pour reprendre une autre expression tierce que tu aimais tant reprendre à bon escient. 

 

 

 

Je reprends le récit lors de notre départ le 23 avril pour Tahuata, île très voisine et proche de Hiva Oa.

 

D’entente, il est décidé après brève discussion qu’il faut amariner nos trois nouvelles équipières, en particulier Chantal et Irène. La première navigation sera donc très brève et devrait durer moins de deux heures jusqu’à une crique enchanteresse sur la côte NW de cette île juste au Sud du canal de Bordeaux.

 

Cette première étape le 23 avril avec désormais six personnes à bord, se déroule dans une certaine euphorie, par des vents raisonnables et portants. Et la mer est presque sans vagues, car nous sommes à l’abri des côtes… la plage décrite par notre guide comme l’une des trois plus belles de Polynésie est à la hauteur des attentes. Sable fin, palmiers et belles montagnes au deuxième plan. L’eau est très belle et en plus, alors que cette baie est large de 600 mètres, elle ne compte que cinq voiliers au mouillage.

 

En revanche elle n’est pas très abritée du vent, ce qui nécessite que l’on choisisse bien notre mouillage. Nous faisons le choix de nous mouiller dans la partie Sud, et bien nous en prend, car nous y assisterons quelques heures plus tard à un ballet de raies mantas géantes venues écumer le plancton tout autour de notre catamaran.

 

C’est une voisine qui attire notre attention en fin d’après midi sur un ballet qui commence sur notre droite.

 

Pendant plus de 45 minutes, nous assistons médusés à des allers et retours de 5 à 6 raies mantas qui restent tantôt proches de la surface, tantôt, à une profondeur de quatre cinq mètres en faisant alors des loopings entre le fond et la surface. À quelques occasions elles sortent même complètement de l’eau pour retomber avec un grand bruit.

 

Pierre enfile ses palmes et met son masque pour les regarder évoluer depuis la surface. Il nous dira son plaisir de les avoir vues de près.

 

Amusé, je constate que l’équipage tombe sous l’émotion de voir en live ces danseuses d’eau, comme je l’avais été lors de ma plongée devant l’îlot Tortuga aux Galápagos.

 

Il faut dire que ce poisson de forme plane qui rassemble des deux nageoires avant pour constituer un « o » qui va lui permettre de mieux appréhender le plancton, se déplace rapidement avec grâce, comme s’il volait en apesanteur sous l’eau.

 

Les raies chassent individuellement, en tout cas l’on ne perçoit pas de manœuvre concertée ou de groupe. Elles nous voient très bien et ne s’approchent pas à moins de 7/8 mètres du bateau en le contournant. En revanche elles n’expriment aucune anxiété à l’approche de Pierre. Ni d’agressivité d’ailleurs. Elles adorent tourner rapidement et passer sur le ventre, nous montrant une face blanche que l’on peut détecter sous l’eau assez profondément.

 

Bref c’est l’enthousiasme lié à une primo rencontre pour beaucoup d’entre nous et au fait que cette rencontre n’était pas prévue au programme. La grâce de ces volatiles sous-marins a emporté l’adhésion de tous.

 

Le lendemain matin soit le 24 avril, après avoir appris la confortable réélection de Emmanuel Macron à 8.30 du matin, car nous sommes à 11.30 de décalage, nous décidons toujours dans l’esprit de la veille, de progresser calmement, soit de continuer de descendre de quelques miles le long de cette belle île de Tahuata jusqu’à la baie Hapatoni, juste avant la pointe Sud-Ouest de l’île. Le guide de la Polynésie parle d’un minuscule port dans lequel il est possible d’amarrer un dinghy.

 

Après une descente paisible au génois seulement, nous obliquons vers cette large baie Hapatoni pour finalement décider d’ancrer près d’un autre catamaran, dans la partie Nord de cette baie, qui est à 800 mètres environ du petit port abrité.

 

Difficile d’ancrer dans un fond uniquement caillouteux, mais la deuxième tentative est la bonne. Nous sommes surplombés par des sommets de plusieurs centaines de mètres qui empêchent le vent de passer. Il y a une légère houle, mais tout à fait acceptable. Sur le replat, devant cette  chaîne montagneuse, se trouve le petit village de Hapatoni.

 

Après le repas de midi, nous nous rendons dans ce groupement de maisons, en nous dirigeant vers le port. Marée basse, la descente du dinghy n’est pas aisée. Mais personne ne tombe à l’eau, malgré nos acrobaties pour escalader le quai.  Nous sommes accueillis par quelques individus qui discutent à l’ombre, et qui nous confirment voir voté la veille. Il semblerait que les Marquises aient voté en majorité Macron qui est le seul Président en exercice à avoir visité ces îles isolées.

 

Hapatoni compte 104 habitants, répartis dans quelques maisons assez simples, mais bien entretenues. La végétation au sein du village nous semble belle et abondante. On aperçoit également une salle communale ouverte, une mignonne petite église (mais apparemment sans prêtre) et une école primaire avec classe unique. Après 10 ans, les écoliers sont placés en internat sur l’île proche d’Hiva Oa et peuvent revenir le week-end.

 

On a le sentiment d’être assez proche du bout du monde. Le village vit de la pêche, de la coprah (c’est le terme qui désigne l’intérieur des noix de cocos séché), et de l’artisanat qui est présenté aux rares visiteurs de passage. L’on comprend également qu’à part l’employé dédié à la génératrice qui produit l’électricité locale, l’assurance chômage et le RSA sont généreusement sollicités. Il n’empêche, les gens sont accueillants, souriants, détendus et discutent ou jouent en petit groupe. On aurait même pu réserver pour un dîner le lendemain chez une charmante personne dont la cuisine est apparemment réputée. Mais nous décidons que nous ne resterons pas un jour de plus, car il faut commander au minimum une journée à l’avance.

 

Incidemment, dans le courant de certaines discussions, une autre autochtone nous informe que la baie dans laquelle nous nous trouvons s’appelle la baie des dauphins et qu’il n’est pas rare de les y apercevoir.

 

Nous passons quelques minutes encore dans l’église dans laquelle six fidèles effectuent des prières de fin de dimanche après-midi et entament des chants polyphoniques. Et nous quittons au soleil couchant un lieu à l’écart de tout, qui voit le navire Gauguin, trois quatre fois par an, dégorger environ 500 touristes, l’espace de quelques heures pour  acquérir l’artisanat sculpté sur bois et os, et permettre à ses habitants de tenir grâce à cet apport économique, année après année.

 

Le lendemain matin le 25 avril, dès 7h00, la magie nous entoure.

 

Plus de 80 dauphins, peut-être même plus de 100, défilent par groupes de 25 à 30 environ autour de notre bateau et parcourent la baie en tous sens. Il y a énormément de couples mère enfant. Quelques adultes qui rythment l’allure devant et une impression qu’il s’agit d’une espèce de formation rapide à la respiration et à la plongée coordonnée de chaque groupe qui parcourt des distances courtes et tournent en rond ou plutôt en ovale. On les encourage à venir plus près, mais ils restent à plus de 15 mètres du bateau. Les plus jeunes s’éclatent dans des sauts occasionnels vrillés et bruyants. Mais la manœuvre semble plutôt ordonnée.

 

Là encore, nous sommes sous le charme d’une incroyable manifestation de masse dont notre voisin de mouillage et nous sommes les seuls témoins.

 

Pourquoi les dauphins ont-ils choisi cet endroit en particulier ?

Est-ce le fait que cette baie est très ouverte sur l’extérieur et de surcroît peu fréquentée ?

Est-ce parce que cette baie est très poissonneuse ?

 

C’est en tout cas la seule fois que je visualise une telle concentration de ces mammifères marins en parfaite liberté. C’est juste fascinant d’en voir autant…

 

De ce sanctuaire des dauphins, nous décidons de remonter vers le Nord et visons la baie Hanamenu tout à l’Ouest de l’île de Hiva Oa. Il s’agit d’une baie décrite comme relativement bien abritée. Sur place, nous constatons qu’il s’agit d’une baie bien profonde, mais dans laquelle la houle entre généreusement.

 

On y rencontre le Dufour 375 de Marc Zwahlen, un suisse qui navigue en solitaire et que nous avions déjà croisé à Nuku Hiva. L’eau autour de nous est particulièrement brunâtre. Marc nous apprend que deux rivières se jettent dans l’océan à cet endroit, avec alluvions.

 

Nous décidons de ne pas visiter. Il n’y a qu’une cabane sur le rivage et apparemment trois individus qui vivent de la pêche et de la chasse. Pas très attractif. Et nous en profitons pour nous reposer et lire à bord. La nuit est un peu secouée, mais ça va.

 

Le lendemain aux aurores, nous entamons une traversée de 65 NM en direction de Ua Pou. Par un vent fort mais portant. Ua Pou est une petite île un peu perdue, décrite comme très traditionnelle et surtout renommée pour ses sculptures sur bois.

 

Nous arrivons  dans le port de Hakakau, chef lieu de cette île, le 27 avril vers 14.30.

 

Nous découvrons un enchevêtrement de bateaux du GLYWO ( Great Circle, Akaora 3,  Vitia, Jams, Endless Joy, Ningyo) entourant deux voiliers apparemment à l’ancre de longue date. Il y a une jetée brise lames, derrière laquelle la place doit être laissée pour le bateau Aranui, qui ravitaille tous les 15 jours les différents ports des Marquises et qui arrivera le lendemain matin tôt, après une manœuvre impressionnante de précision.

 

Il est délicat de se mouiller, car en plus de la place extrêmement limitée, le vent tourne sans arrêt dans tous les sens. Et idéalement il faudrait presque mouiller 4 ancres pour espérer rester ancré droit. Maxime de Vitia nous aide très gentiment dans cette manœuvre difficile avec son dinghy.

 

Après un essai, nous finissons par mouiller une ancre arrière assez loin, proche de la plage. Puis nous ajustons notre position entre les deux voiliers « locaux ». Malchance, l’un des bateaux est propriété d’un mauvais coucheur, français imbu et au bénéfice d’un complexe de supériorité. Je passe sur les détails. Nous nous sommes adressés des regards méprisants. J’ai dégusté un lot d’insultes. Ce type de rencontre donne l’envie de posséder un bazooka. Et de pouvoir l’utiliser à volonté.

 

Le lendemain 28 avril, lorsque nous sommes partis dans une manœuvre parfaite et coordonnée grâce à l’assistance de Jörg de JAMS, j’ai vu en passant ce sale type qui ne nous a même pas dit au revoir ou adressé le moindre signe. Nous avions appris le matin même que les autochtones le considéraient comme quelqu’un de caractère pas facile qui se prenait pour le patron de la baie. Il naviguerait depuis 30 ans, serait arrivé en Polynésie depuis la Réunion par la voie du Sud et le fait de naviguer en solitaire semble l’avoir clairement impacté psychologiquement. Parenthèse close.

 

 

Nous aurions aimé rester davantage dans ce port, mais la coexistence devenait irrespirable, même si nous avons apprécié les entraînements de rameurs individuels ou sur des bateaux de six, qui s’entraînaient dans la baie, en passant proches de Crazy Flavour, et de nos encouragements. Il y a une aisance à pagayer pour ces marquisiens entraînés, qui fait que leur mouvement apparaît totalement fluide.

 

Cap est donc mis sur l’autre côté de l’île sur Hakahetau à quelques milles de là. Il s’agit d’une large baie assez protégée en théorie, devant une relativement petite agglomération. Intérêt de l’escale ? Il y en a deux cités par les marins et les guides : la cascade et Schoko-Mann.

 

La cascade est légendaire. Mais elle vaut le déplacement. Il faut marcher environ 45 minutes pour déboucher au milieu d’une forêt dense sur une petite cascade de 6 mètres de haut qui coule sur un bassin enserré dans un cirque rocheux. C’est comme dans les pubs… s’exclame l’un d’entre nous. On plonge et on s’amuse dans une eau enfin douce qui rafraîchit. Des photos et vidéos sont prises. L’on peut profiter de cette eau propre et non salée… quel pied.

 

Puis après avoir rejoint le chemin principal, l’on commence une ascension de 25 minutes pour rencontrer Manfred, un allemand de l’Est qui a tout quitté pour gagner la Polynésie il y a 36 ans. Il a fini par épouser une marquisienne et s’établir à l’écart du monde pour développer son art de chocolatier, qu’il a appris en autodidacte.

 

Il nous accueille avec des chiens qui aboient mais ne mordent pas. On le sent très dragueur et les trois femmes ont droit à son regard planté dans le leur,  à des gags très lourds et graveleux prononcés avec un français presque parfait avec un léger reste d’accent allemand. On ne les répétera pas ces gags, tant leur finesse fut infinie.

 

Mais il faut reconnaître à ce non-gentleman un art particulièrement achevé en matière de confection chocolatière. Fabienne, ayant vu le lieu de confection envahi par les mouches et les chats, m’avait adressé des mises en garde sous forme de regards appuyés, m’intimant de ne rien goûter. Mais lorsque des échantillons sont montrés, puis absorbés prestement, la conviction est générale. Le fou est génial et sa recette, apparemment vendue à des tiers sur l’île (contre un 4X4 !) emporte l’adhésion rapide des six, même Fabienne qui goûte clairement davantage son chocolat que ses gags en dessous de la ceinture.

 

Nous achetons dix plaques de divers parfums, allant de macadamia à noix de pécan, sous un nom enchanteur : «Baisers de Ua Pou ».

 

A notre arrivée dans cette baie nous avons eu le plaisir de retrouver des bateaux du GLYWO. D’abord Loly avec un nouveau couple qui accompagne Geneviève et son mari Etienne. Ce dernier s’était fait une méchante coupure au doigt, mais il donne l’impression d’être heureux et égal à lui-même. Puis nous avons croisé Claude et ses girls de Vitamine, accompagnés de Jeanne et Lionel de Nop Nop. Tout le monde avait l’air en pleine forme et ravi de l’expédition cascade puis Schoko Mann qui nous attendait.

 

Nous sommes arrivés dans cette baie peu avant Blueway. Regina et son fils nous ont accompagnés à la cascade. Puis ils se sont éclipsés. Ils ont l’intention d’aller directement à Fakarava, ayant exprimé un ras-le-bol des Marquises.

 

La nuit est assez peu paisible. Le vent souffle en rafale descendant de la montagne. Et la houle vient du Nord/Est mais pénètre la baie par l’Ouest en nous faisant rouler. Je me lève deux fois la nuit pour vérifier mes alignements et que l’on ne bouge pas sur notre ancre. Je constate que Chantal est étendue dans le carré et qu’elle cherche le sommeil en vain…

 

Nous partons tôt le lendemain matin 28 avril 2022, après cette nuit brassée et un solide petit déjeuner pour remonter sur Nuku Hiva, par fort vent, mais au près bon plein. Nous nous réjouissons de montrer cette île, que nous avions abordée en premier en venant des Galápagos, à nos épouses.

 

Cette suite, vous la découvrirez au prochain épisode de ce fantastique blog, qui vous tient tant en haleine…..